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Les labels, comment ça marche ?

Les labels, mode d’emploi

L’auto-distribution, le téléchargement et le streaming ont transformé la relation qu’entretiennent labels et artistes. De nos jours, une carrière se lance avec de la bonne musique, quelques concerts et un certain flair sur les réseaux sociaux. Les artistes qui se font signer ont généralement déjà fait le plus dur.

Le succès d’artistes indépendants comme Joey Bada$$ et Chance the Rapper sont la preuve qu’il n’est plus indispensable de signer avec un label pour se faire un nom. Cela dit, il reste des avantages à signer avec un label.

Aujourd’hui, les labels restent en charge de certaines dimensions clés de l’industrie musicale, comme par exemple:

Soutien matériel et financier des talents scouts

Même si votre carrière d’artiste indépendant se porte bien, vous n’avez pas le même poids financier que les grands labels. Ces derniers peuvent investir dans votre carrière en payant pour les meilleurs producteurs, ingés son et studios de l’industrie. Demandez plutôt à la quarantaine d’artistes ayant signé avec Universal Music.

Marketing et promotion

Les labels ont aussi les moyens de vous faire connaître à l’échelle mondiale. Ils peuvent couvrir les frais des meilleurs publicistes, et ont des contacts bien placés dans l’audiovisuel, les médias, la publicité spécialisée et les RP. Ils peuvent même faire ajouter votre musique à des playlists influentes.

Soutien spécialisé

Les labels ont connaissance des exigences administratives et juridiques liées aux partenariats et aux droits d’auteur. Leurs équipes spécialisées se chargent de suivre, de rassembler et de distribuer les royalties à leurs artistes, aux producteurs et aux détenteurs des droits d’auteur.

Distribution

Bien que les labels ne contrôlent plus la diffusion de la musique, ils continuent à guider leurs artistes à travers un système de distribution vaste et complexe composé des points de vente physiques et des services numériques.

Contrat d’enregistrement

Contrat de disque. Contrat d’artiste. Contrat d’enregistrement. Peu importe le nom : il s’agit d’un accord juridiquement contraignant passé entre l’artiste et le label. En général, il fournit un cadre dans le lequel le label prend en charge les frais de fabrication, de distribution et de promotion des enregistrements. Envisagez-le comme un prêt. Le label investit dans votre musique et votre carrière, et, en retour, vous lui versez un montant issu de vos revenus.

Le label s’engage également à vous verser un pourcentage donné du chiffre d’affaires généré par les ventes de votre musique. C’est ce qu’on appelle le taux de royalties.

Cependant, avant de signer tout contrat d’enregistrement, consultez votre avocat (et potentiellement votre comptable) pour vous assurer de bien comprendre tous les détails et toutes les implications financières du contrat.

Contrat de licence

En tant que compositeur, vous êtes le détenteur des droits de licence. Ainsi, à chaque fois que votre morceau est diffusé ou joué en public, que ce soit en streaming, à la radio ou autre, vous devez toucher de l’argent sous forme de royalties.

Bien souvent, les artistes disposant de leur propre label signent avec un grand label.

Lorsqu’un label prend la licence de votre musique, on peut dire qu’il vous achète les droits d’un album pour le fabriquer, le promouvoir et le distribuer. Il vous verse un montant fixe et joue son rôle de label pour cet album sur le territoire ou la région concerné par la licence.

Contrat de distribution

Le contrat de fabrication et de distribution est passé entre un label et une société de distribution. Dans le cadre de ce contrat, le distributeur couvre les frais de fabrication de l’album, du pressage du disque à l’impression des étiquettes. Les dépenses du distributeur sont compensées par les ventes du disque, auxquelles vient s’ajouter un pourcentage donné des bénéfices.

Bien entendu, ce genre de contrat est de moins en moins courant à l’ère de la distribution numérique.

Comment se faire repérer par les talent scouts

Nous envoyons la musique de nos artistes aux talent scouts des quatre coins du monde. Et ce, chaque semaine. Pour vous démarquer et vous faire repérer, vous ne devez pas vous contenter de créer une musique formidable.

Connaissez votre label

Les grands labels reçoivent des centaines de démos par jour. Il est donc primordial de bien comprendre le type d’artistes avec qui ils travaillent. Cela vous permet d’approcher les labels compatibles avec votre musique.

Affichez votre marque

Nous vous conseillons d’adopter un univers visuel facilement reconnaissable composé de photos et d’images de qualité, ainsi que d’une activité suivie sur les réseaux sociaux. Assurez-vous que vos profils d’artiste contiennent des informations à jour, dont notamment une bio, une photo d’artiste, les liens vers vos profils sur les réseaux sociaux ainsi que vos coordonnées.

Soyez visible en ligne et hors ligne

Il est indispensable de créer régulièrement de nouveaux contenus à partager sur les réseaux sociaux. Faites aussi en sorte que les talent scouts puissent trouver facilement votre musique, vos réseaux sociaux et votre site. Ne négligez pas l’importance de vos contenus et de vos coordonnées !

Faites marcher votre réseau dans le monde réel

En plus de vos propres concerts, renseignez-vous sur les soirées d’artistes non signés, comme Sofar Sounds, au cours desquelles des hôtes accueillent des concerts intimistes dans des petites salles partout dans le monde.
Soyez autonome
Une fois que vous avez signé avec un label, vous n’êtes plus un artiste indépendant. N’arrêtez pas pour autant d’appliquer la recette de votre succès. Les labels sont de plus en plus à la recherche d’artistes autonomes capables de faire parler d’eux et de développer un public grâce à une image et un style marketing unique.