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Le streaming, futur de la musique

A l’image du monde, la musique se digitalise de plus en plus. La preuve : d’après le Syndicat National de l’édition phonographique (SNEP), le marché du numérique est passé de 50,8 millions d’euros à 182,6 millions entre 2007 et 2016. Cela tandis que les ventes physiques sont passé de 662 millions d’euros à 267 millions dans la même période. Une bonne nouvelle pour des plateformes telles que Spotify ou Apple Music qui, toutefois, ne profitait pas grandement aux artistes.

Face aux habitudes inédites des mélomanes, le SNEP a considéré qu’il était injuste de ne pas incorporer les streams dans les ventes de singles et d’albums. C’est pour cette raison qu’il a été décidé, courant 2016, que les écoutes digitales d’un projet seraient officiellement inclus dans les ventes d’un disque. Toutefois une question se pose : comment fait-on pour que des streams soient comptabilisés comme des albums physiques ou des ventes digitales ?

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Une conversion bien réfléchie

Les conversions entre singles et albums sont différentes l’une de l’autre. Dans le premier cas, 150 streams égalent un achat selon le SNEP. Pour un album c’est un peu plus complexe.

Prenons l’exemple d’“Ipséité” de Damso qui a été streamé 29 904 millions de fois la première semaine de sa sortie, un record d’écoute sur Spotify. Pour connaitre son équivalent de vente, il suffit de diviser le nombre de streams par 1000 (un équivalent de vente atteignant 29 904 ici). En additionnant ce résultat avec les CD écoulés et ceux téléchargés légalement, vous obtenez le chiffre de vente total du projet en question.

Quid des certifications

Il est possible d’être certifié or, platine ou diamant uniquement grâce aux streams. En ce qui concerne les albums il faut cumuler l’équivalent de 50 milles albums pour devenir disque d’or, 100 milles pour le platine et 500 milles pour le diamant.

Pour les singles : 10 millions d’équivalent streams sont nécessaires pour atteindre l’or, 20 millions pour celui de platine et 35 millions pour le diamant. Ce qui peut aller très vite en fonction des artistes, surtout que le stream représente la majorité du marché numérique aujourd’hui.

Les streams sont rois

Sur les 182,6 millions qu’a engendré le marché du numérique en 2016, 143 millions viennent du streaming selon le SNEP. Cela démontre parfaitement l’état d’esprit des auditeurs d’aujourd’hui: tout trouver plus vite. Les téléchargements prenant plus ou moins de temps à se faire, attendre peut-être particulièrement frustrant.

Les formules payantes des plateformes d’écoute en ligne ont d’ailleurs fortement contribué à cette nouvelle manière d’écouter de la musique. Comparé aux non-abonnés, vous n’avez aucune restriction ce qui vous permet d’écouter votre album préféré dans de meilleures conditions en quelques clics.

En clair, nos options de consommer de la musique tout en supportant un artiste sont maintenant vastes. Néanmoins, le CD et vinyle étant de plus en plus destinés aux collectionneurs et les téléchargements étant moins pratiqués par les auditeurs, il est clair que le streaming représente réellement l’avenir.